jeudi 5 novembre 2020

Comparatif de 2 tartes pistache, Tartelettes et Yann Couvreur.

C'est le retour des comparatifs avec cette fois Tartelettes déjà testé et un pâtissier que j'adore Yann Couvreur.


Je commence par Tartelettes:

Tarte pistache de chez Tartelettes, blog Délices à Paris.
Découpe de la tarte pistache de chez Tartelettes, blog Délices à Paris.

J'avais été un peu déçu par leurs créations et ne comptais pas y retourner mais à force de lire des éloges sur leur tarte pistache apparemment supérieure à celle pistache/framboise appelée pistache d'été qui était déjà pas mal il faut dire j'ai décidé de leurs donner une seconde chance et j'ai bien fait, déjà le dressage est vraiment sublime et en la humant on se prend un shot de fruits secs, la crème (mascarpone?) montée est légère, peu sucrée avec une belle longueur en bouche de pistache, c'est vraiment sublime, il y a une touche salée bien sentie, dommage que la pâte sucrée au goût rance vient perturber ce tableau, mis à part ce bémol c'est du grand art.

Ensuite celle de Yann Couvreur:

Tarte pistache de Yann Couvreur, blog Délices à Paris.
Découpe tarte pistache de Yann Couvreur, blog Délices à Paris.

Les éclats apportent un croustillant très agréable, la crème est très légère et on sent plus la pistache que la tarte précédente, elle est plus salée aussi, l'insert pâte de pistache coulant est bien intense, la pâte est bien croquante et délicieusement beurrée, si vous aimez la pistache vous allez adorer. 

Pour moi la tarte de Yann Couvreur est plus réussie, ceux qui n'aiment pas trop la pistache n'adhérons  pas je pense contrairement à celle de Tartelettes qui plaira à un public plus large.

Et vous vous avez des bonnes adresses de tartes à la pistache?

Pistache d'Iran de chez Tartelettes: pâte sucrée, crème d'amande aux pistaches torréfiées, crème montée pistache, praliné pistache d'Iran. Prix: 6 euros.

Tarte pistache d'Iran de chez Yann Couvreur: pâte sucrée amande, vanille et fleur de sel, pistaches de frangipane, insert pâte de pistache coulant, ganache montée pistache, brisures et pistaches entières. Prix 7 euros.

Tartelettes: 102 rue Montmartre. 75002 Paris. Voir site.
Yann Couvreur: plusieurs boutiques. Voir site.







mercredi 4 novembre 2020

Le Mesturet (02 ème) La bonne affaire du coin.

Entrée restaurant Le Mesturet Paris 02 ème, blog Délices à Paris.
Intérieur restaurant Le Mesturet Paris 02 ème, blog Délices à Paris.

Un jour d'avant le confinement avec l'odeur du pastis qui me chatouille les narines dès mon arrivée pas de doute je suis bien dans un bistrot, bistrot doté du titre Maitre-Restaurateur ce qui veut dire que tout est frais et fait maison. Niveau décoration il y a pas mal d'objets chinées, des murs avec pierres apparentes, des banquettes en cuir et des bouteilles vides suspendues au plafond. Il y a la radio en fond sonore sûrement pour couvrir le bruit des voitures de l'avenue, avenue assez bruyante il est vrai. La clientèle est plutôt âgée ce jour là.  Le propriétaire et chef Alain Fontaine est un ancien de chez Ferrandi il est épaulé par Régis Fève. 
Je prends la formule déjeuner "le Grand Mesturet (entrée/plat/dessert) " à 32 euros avec plusieurs choix sur la carte et les mêmes portions que si on commande sur cette dernière.

Olives marinées restaurant Le Mesturet Paris 02 ème, blog Délices à Paris.

On attaque avec des olives marinées en guise d'amuse bouche, rien à dire elles sont bien fraiches, parfait pour commencer. 

Terrine de campagne, figues à la gelée de chanvre, restaurant Le Mesturet, blog Délices à Paris.

En entrée je prends la terrine de campagne, figues à la gelée de chanvre, la part est conséquente, c'est une très bonne terrine avec ce qu'il faut de mâche, on sent du foie de volaille et aucune acidité n'est à déplorer, la gelée de figue est très bonne peu sucrée mais hormis une petite touche végétale  je n'ai pas senti le chanvre, quand on mesclun qui l'accompagne on sent qu'il ne vient pas d'un sachet même il n'y a aucun assaisonnement, comme il est de qualité ça n'est pas gênant, je ne saurais pas s'il s'agit d'un oubli ou d'un parti pris.

Blanquette de veau à l'ancienne, riz pilaf restaurant Le Mesturet, blog Délices à Paris.

Puis en plat c'est la blanquette de veau qui a mes faveurs, elle est servie avec un riz pilaf et est sans carottes, la viande est bien tendre mais manque cruellement de sel, quand je dis manque de sel c'est genre pas du tout salé, heureusement qu'il y en a sur les tables, le riz est bien cuit mais manque de sel aussi, les champignons sont parfumés et on donné bon goût à la sauce. Mis à part le problème d'assaisonnement elle est pas mal du tout cette blanquette.

Paris-Brest restaurant Le Mesturet Paris 02 ème blog Délices à Paris.

Pour finir un Paris-Brest, sur la carte il est précisé petits appétits s'abstenir et ils n'ont pas tort même s'il est assez léger tout en ayant du goût, peu sucré aussi, le caramel dessus est une bonne idée, un très bon Paris-Brest il n'y a que la pâte à choux qui manque un peu de croquant pour que ça soit une totale réussite. La serveuse vient me féliciter d'avoir réussi à le finir car les clients qui y arrivent seraient rares.

Alors que penser de cette adresse? C'est une bonne option si vous êtes dans le coin mais pas de quoi traverser tout Paris non plus, il y a près d'une centaine de places donc si vous n'avez pas réservé et que vous cherchez une table c'est un restaurant qui peut bien vous dépanner. 

Prix du menu le petit Mesturet (entrée/plat ou plat/dessert): 26, 50 euros.
Prix du menu le grand Mesturet (entrée/plat/dessert): 32 euros.
Prix à la carte: de 30 à 40 euros sans les boissons.

A noter qu'ils font une offre à emporter pendant le confinement.

Restaurant le Mesturet: 77 rue de Richelieu. 75002 Paris. Tél: 01 42 97 40 68. Fermé le week-end. Métro: Quatre-Septembre. Voir site.

mercredi 7 octobre 2020

Mosuke (14 ème) Mory Sacko au top.

Façade du restaurant Mosuke Paris 14 ème, blog Délices à Paris.
Intérieur restaurant Mosuke 14 ème, blog Délices à Paris.

Quelle accueil pour cette adresse, après avoir suivi le parcours de Mory Sacko sur Top Chef je me suis abonné à sa newsletter pour savoir quand les réservations débuteront et deux heures après l'ouverture tout était complet pendant plus d'un mois, donc rendez vous un mois et une semaine plus tard au déjeuner pour goûter une cuisine qui tire ses influences de l'Afrique et du Japon avec la technique française. Mory Sacko pour ceux qui ne le connaisse pas c'est l'ancien second de Thierry Marx au Sur Mesure et on peut dire que Thierry Marx a vu juste en lui confiant cette responsabilité. A seulement 28 ans je peut déjà dire que s'il continue sur lancée Mory ira loin, très loin. Pour découvrir au maximum la cuisine du chef je choisis le menu Migration en 5 plats (80 euros). La salle est assez élégante avec ses tables en chêne et hêtre, ses petites fleurs en papier sur chaque table et pour couvrir le bruit des conversations de la musique entre RnB et musique africaine. 

Œuf parfait bouillon dashi restaurant Mosuke Paris 14 ème, blog Délices à Paris.

1 er amuse bouche: un œuf parfait et bouillon dashi, ça commence bien, l'œuf est bien cuit, le bouillon est un peu sucré, le tout est plutôt doux avec une pointe de vinaigre pour la niaque.

Suite des amuses bouche restaurant Mosuke Paris 14 ème, blog Délices à Paris.

Suite des amuses bouche avec dans la cuillère du fukujinzuke (du radis mariné) avec condiment banane plantain et une pointe de gingembre, très bon ensuite un Pont- Neuf à la patate douce, ketchup pimenté et mayonnaise au sansho, assez original.

Mangue grillée, tapioca restaurant Mosuke Paris 14 ème, blog Délices à Paris.

1 ère entrée qui est imposée dans mon menu: Comme un lasary manga, mangue grillée, yuzukosho, piment fumé, tapioca, c'est exceptionnel, déjà la mangue est de qualité et on sent tout les éléments, on quitte Paris l'espace d'un instant pour le continent africain en passant par le Japon, je sauce avec l'excellent pain qui vient de chez la Petite Alsacienne (Paris 14 ème).

Sticky rice restaurant Mosuke Paris 14 ème, blog Délices à Paris.

Pour la deuxième entrée on a le choix entre deux propositions et je choisis le sticky rice au tama-miso et champignons, riz japonais, tama-miso, kombucha shitaké, lard de Papada, poivre de Penja, dans l'ensemble c'est assez doux même s'il y a un poil de vinaigre en trop, le jaune d'œuf attenu ce côté là et le kombucha donne la touche gourmande, c'est bon mais un peu en dessous par rapport à l'assiette précédente.

Sole restaurant Mosuke Paris 14 ème, blog Délices à Paris.

Plat imposé: de la sole en feuille de bananier, attiéké, togarashi shishimi, livèche; wow! Encore un excellent plat, le poisson est assaisonné au poil avec les notes fumées du togarashi shishimi, l'attiéké est croustillant et l'ensemble forment un accord heureux.

Poulet Yassa 2. 0 restaurant Mosuke Paris 14 ème, blog Délices à Paris.
Poulet yassa 2. 0 restaurant Mosuke Paris 14 ème, blog Délices à Paris.

Comme deuxième plat je prends le poulet yassa 2. 0, volaille culoiselle comme un yassa, crème de riz, oignons confits, sudachi; sur la première photo c'est la cuisse désossée et panée avec écorce d'agrume et condiment sudachi et un deuxième condiment à base de citron noir, grosse émotion sur cette assiette, on peut dire que c'est un poulet yassa digne d'un palace, vraiment top. Sur la deuxième assiette c'est le filet de poulet rôti coté peau avec des oignons de Roscoff avec une crème à l'oignon rouge et un admirable jus de volaille, cette séquence est un peu moins mémorable que la précédente mais ça reste du haut niveau.

Rhubarbe, poivre de Penja restaurant Mosuke Paris 14 ème, blog Délices à Paris.

Fin du salé place aux pré-desserts, le contenu de la petite cuillère est vraiment étonnant, un mélange d'eau de rhubarbe de pomme Granny Smith et d'un exceptionnel poivre de Penja qui donne un côté animal à l'ensemble, déroutant.

Crumble de millet restaurant Mosuke Paris 14 ème, blog Délices à Paris.

2 ème pré dessert qui est un crumble de millet, noix de pécan caramélisées, siphon de lait fermenté avec du miel et poudre de baobab; le crumble est bien croquant et le siphon est léger, encore de l'originalité.

Desserts restaurant Mosuke Paris 14 ème, blog Délices à Paris.

Sur le choix entre deux desserts je sélectionne la ganache au chocolat et glace au wasabi, c'est une ganache au chocolat de Tanzanie, la glace a le goût et le piquant du wasabi le sucre en plus et le grué par dessus est fabuleux, ensuite tout à gauche un siphon chocolat wasabi assez culoté et pour finir au milieu un croustillant à la fleur de sel fumée et ganache au chocolat, très bon un chouia trop sucré.

Mignardises restaurant Mosuke Paris 14 ème, blog Délices à Paris.

En forme de conclusion les mignardises, la première est une prodigieuse guimauve citron/fève de Tonka et une truffe au chocolat un peu plus classique légèrement pimentée. 

Ce repas à bien duré 2 h 20, c'est un vrai voyage, il ne faut pas avoir peur de gouter à des saveurs inhabituelles d'être un peu bousculé. Si la régularité est là l'étoile au guide Michelin arrivera j'en suis sûr, Mory Sacko est un talent à suivre à n'en point douter.

Menus du midi : 3 courses 45 euros (pas disponible le samedi). Hivernage 4 courses 65 euros. Migration 5 courses 80 euros.

Menus du soir: Migration 5 courses 80 euros. Vol de nuit 7 courses 100 euros.

Restaurant Mosuke: 11 rue Raymond Losserand. 75014 Paris. Tél: 01 43 20 21 39. Fermé le dimanche et le lundi. Métro: Gaîté. Voir site.

lundi 5 octobre 2020

Restaurant Kei (01 ème), la claque!

Façade restaurant Kei Paris 01, blog Délices à Paris.
Intérieur du restaurant Kei Paris 01, blog Délices à Paris.

Alors que tout le monde attendait la troisième étoile de Jean François Piège c'est Kei Kobayashi qui décroche la timbale et devient le premier chef japonais à avoir cette distinction pour de la cuisine française, mais à vrai dire j'allais un peu à reculons à cette adresse après avoir été déçu par mon repas au Clarence car Kei c'est similaire niveau critiques, c'est simple il y en a aucune, par contre dans le jeu des pronostics il n'y avait pratiquement personne qui misaient  sur sa troisième étoile, les prévisions citaient plutôt Jean François Piège ou Christophe Pelé ce qui attisait ma curiosité et puis c'était le dernier trois macarons que je n'avais pas fait sur Paris, réservation prise longtemps à l'avance pour un déjeuner fin juillet.

Une fois arrivé on est accueilli par une hôtesse qui vérifie les réservations puis on est dirigé vers la salle aux murs blancs, à la moquette grise, au banquettes de la même couleur, aux moulures et aux lustres au plafond, c'est classe sans l'effet waouh toutefois. 

Pour découvrir au maximum la cuisine du chef je me tourne vers le menu dégustation (145 euros).

Amuses gueules restaurant Kei Paris 01, blog Délices à Paris.
Gougère au parmesan et curry, restaurant Kei Paris 01.

Ca commence de gauche à droite avec du concombre/miso/cacahuète et petite pousse d'estragon, une bouchée assez singulière, ça démarre bien, puis une tartelette au yahourt fumé et sardine d'Espagne d'une grande précision puis un granité au shiso rouge légèrement piquant et très végétal. Pour finir une gougère au parmesan et curry bonne mais un cran au dessous des autres.

Foie gras, rhubarbe et hibiscus, restaurant Kei.

Première entrée à base de foie gras de canard avec gelée hibiscus et rhubarbe et c'est un des meilleurs foie gras que j'ai eu à manger, c'est très raffiné presque poétique.

Plat signature du restaurant Kei Paris 01, blog Délices à Paris.

Ensuite un des plats signature de Kei Kobayashi sa salade à base de saumon d'Ecosse fumé au bois de hêtre, légumes croquants, crème roquette et épinard, vinaigrette à la tomate, écume citron et crumble amande/olive noire, il faut tout mélanger jusqu'à ce que la couleur devienne verte et là on découvre à chaque bouchée un goût différent, une salade trois étoiles même si je m'attendais à mieux.

Risotto, crevettes frites et bisque restaurant Kei, blog Délices à Paris.

Dernière entrée: un risotto avec des crevettes grises frites, bisque et ciboulette, la cuisson du riz est top bien al dente et le mariage crevettes parmesan fonctionne du tonnerre.

Bar cuit sur l'écaille restaurant Kei Paris 01, blog Délices à Paris.

Autre plat signature: le bar rôti sur l'écaille, citron caviar, fleur de concombre, anchois mariné, tomate cerise confite et pesto à l'encre de seiche, les écailles sont ultra croustillantes et soufflées un peu comme des chips de riz, c'est la première fois que je mange des écailles, la cuisson du poisson n'en parlons même pas, le petit morceau d'anchois est ultra sapide et la tomate cerise laisse exploser son jus en bouche, franchement une des meilleures assiettes que j'ai pu déguster rien que ça.

Langoustine, shiitake restaurant Kei Paris 01. blog Délices à Paris.

On continue avec une grosse langoustine d'Ecosse avec bisque de langoustine et shiitake, encore une tuerie, la langoustine donne l'impression d'être cuite à basse température et les shiitakes sont exceptionnels, très parfumés et boisés, seul bémol la langoustine est un peu tiède.

Poitrine de pigeon, cerises, restaurant Kei Paris 01, blog Délices à Paris.

Arrive le morceau de bravoure une poitrine de pigeon avec une cerise fourrée à la crème d'amandes et fleur de coriandre, cerise qui est marinée à l'huile d'olive, je n'avais jamais rien mangé d'aussi bon, la fleur de sel sur le pigeon est exceptionnelle, le jus est bien profond, élégant, deux petits bémols toutefois la peau de la cuisse n'est pas croustillante et l'assiette choisie rend la dégustation périlleuse. Toutefois ça restera un plat d'on je me souviendrais longtemps.

Trou normand restaurant Kei Paris 01, blog Délices à Paris.

On poursuit avec un trou normand sans alcool à l'estragon et le restaurant pousse le soucis du détail jusqu'à servir une assiette froide pour ce qui est froid.

Fromage de chèvre cœur cerise restaurant Kei Paris 01, blog Délices à Paris.

Encore une très bonne idée: servir du fromage de chèvre émulsionné avec de l'huile d'olive soupoudré de poivre du Vietnam chez Roellinger et avec un cœur à la cerise, c'est très frais un régal.

Granité pêche blanche restaurant Kei Paris 01, blog Délices à Paris.

Le premier dessert est un granité à la pêche blanche, framboises, amandes fraiches et opaline, c'est bien construit, gourmand avec presque un goût de bonbon, j'ai beaucoup aimé.

Baba au rhum revisité restaurant Kei Paris 01, blog Délices à Paris.

On descend d'un cran avec ce baba au rhum revisité avec vanille, agrume, des raisins secs, une glace au sucre de canne japonais, il y a bien un jeu de texture, de température mais la revisite c'est souvent moins bien que l'original, c'est le cas ici, un poil trop sucré au passage.

Mignardises restaurant Kei, blog Délices à Paris

Pour conclure une tartelette à l'abricot et une magistrale guimauve au chocolat au lait et fruit de la passion.

Franchement le meilleur repas que j'ai eu à faire malgré quelques imperfections, le niveau est tellement élevé que ça passe, comme quoi il n'est pas obligé de dépenser 400 euros pour bien manger, une table qui mériterait de figurer en bonne place à The World's 50 Best Restaurants selon moi, pour y décrocher un couvert je recommande de les appeler en début de service le matin vers 11 heures ou en fin d'après midi vers 17 heures aux jours d'ouverture, par email n'y pensez même pas à moins de s'y prendre 3 mois à l'avance.

Au déjeuner: Menu déjeuner 68 euros. Menu dégustation 145 euros. Menu Prestige 230 euros. Menu horizon 290 euros.

Au diner: Menu découverte: 130 euros (sauf le vendredi et samedi). Menu dégustation 165 euros. Menu prestige 230 euros. Menu horizon 290 euros.

Restaurant Kei: 5 rue Coq Héron. 75001 Paris. Tél: 01 42 33 14 74. Fermé le lundi, jeudi midi et le dimanche. Voir site.

samedi 5 septembre 2020

Pleine Terre (16 ème), la belle adresse.

Entrée du restaurant Pleine Terre Paris blog Délices à Paris.
Intérieur restaurant Pleine Terre Paris blog Délices à Paris.

Ouvert vers fin 2018 le restaurant Pleine Terre est le restaurant du chef martiniquais Jimmy Desrivières passé par de belles maisons Georges Blanc notamment, il propose une cuisine classique avec quelques touches modernes et les épices de son île natale, mais contrairement à Marcel Ravin c'est bien de cuisine française dont il s'agit, la salle fait un peu penser à celle de La Truffière c'est à dire en sous sol et sans éclairage naturel mais le personnel apporte la chaleur qui fait oublier ce détail, le lieu est assez sonore pour un gastro on entend un peu les conversations c'est la raison pour laquelle il y a un fond de musique jazzy, pour plus d'intimité il y a une petite salle privatisable de 12 personnes enfin crise du Covid oblige il y a aussi une terrasse à l'air libre pour ceux qui le souhaitent. 

Moins gastronomique que le soir je prends le menu déjeuner entrée/plat/dessert (35 euros) avec le choix entre 2 assiettes différentes à chaque séquence.

Maquereau mariné aux agrumes et salade de fenouil au gingembre.

En entrée ça sera: maquereau mariné aux agrumes et salade de fenouil au gingembre pour moi et bien je peux vous dire que c'est le meilleur maquereau que j'ai mangé, il s'agit de maquereau sauvage passé à la flamme et mariné façon gravelax, pour accompagner le tout une divine pâte de citron de Menton, il y a juste le fenouil qui manque un peu d’assaisonnement mais avec le condiment ça va, quand au jus de citron il est mal réparti mais ça reste une belle assiette.

Raviolis de langoustine, légumes du soleil et curcuma, restaurant Pleine Terre.

 La suite avec ce plat: raviolis de langoustines, légumes du soleil et curcuma, la pâte est al dente, le goût  iodée et les légumes de qualité, la brunoise est bien régulière il faut le signaler, le tout est bien relevé, une belle oeuvre.

Pêche, tarte tiède à la frangipane et glace vanille restaurant Pleine Terre Paris.
Espuma d'amandes, tuiles de pêche restaurant Pleine Terre Paris.

Pour conclure une tarte tiède à la frangipane et glace vanille avec une espuma d'amandes recouverte de tuiles de pêches, c'est très bon la pâte de la tarte est bien fine et très sablée, l'ensemble est peu sucré, un dessert que l'on pourrait retrouver dans un étoilé, quand on sait que le pâtissier vient de chez Pierre Gagnaire on comprend mieux.

Conclusion: tout est dit dans le titre, à noter que le chef est très sympa, il m'a expliqué qu'il n'utilise que des produits de saison de préférence en circuit court  il n'y a pas d'espèces menacées à la carte, il aimerait bien l'étoile au guide rouge et selon moi s'il continue dans cette direction il est bien parti pour l'avoir un jour. On échappe au coup de cœur de peu. 

Menu déjeuner : entrée/plat ou plat/dessert: 29 euros, 35 pour entrée/plat/dessert.
Menu dégustation (le soir): 75 euros pour 6 plats.
Menu carte blanche: 85 euros pour 6 séquences.

Restaurant Pleine Terre: 15 rue de Bassano. 75016 Paris. Tél: 09 81 76 76 10. Fermé le samedi midi et le dimanche. Métro: Georges V. Voir site.

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